A partir du mois de janvier, les différences entre les enfants de CP se sont creusées...
Depuis 2 ans, je pratique la
Découverte de texte en différenciant pour mes 3 groupes de lecteurs : cela permet aux enfants qui savent déjà lire (ou presque) de ne pas s'ennuyer pendant une
découverte de texte collective, aux enfants qui suivent mais qui ont encore besoin du soutien du groupe et de la maîtresse de continuer la découverte de texte en collectif et enfin cela me dégage
du temps pour m'occuper des petits loups en difficultés ou prioritaires (terme de Mireille Brigaudiot).
J'ai tapé une petite fiche explicative de mon organisation.
La voici en téléchargement pour ceux que cela pourrait intéresser...
Decouverte de Texte CP 3 Groupes
Merci de me dire ce que vous en pensez !
Il y a des jours où on se dit que l'on fait quand même un métier risqué...
Pas risqué pour nous... (quoique ?!?)
Mais risqué par le poids des rexponsabilités...
Par exemple, hier à la piscine, comme tous les mardis, j'avais le groupe des "A
l'aise dans l'eau mais qui ne savent pas encore nager".
Comme ils ont pas mal évolué et sur les conseils des Maîtres Nageurs et des Conseillers pédagogiques d'EPS, ils ne portent plus de ceinture, mais ont du matériel comme des
frites ou des planches...
Hier, donc, je voulais leur faire passer le test "Hippocampe" pour pouvoir les préparer au prochain niveau "Phoque"...
Un des exercices consistait à se mettre la frite sur la nuque et à se déplacer au moins 12,50 mètres sur le dos...
Bien sûr, c'est comme en classe, ils n'ont pas tous le même niveau et ils y en a 2 qui ont plus de mal à barboter que les autres...
J'étais en train d'aider et d'expliquer quelque chose aux 2/3 petits minous qui avaient fini leur tour, quand j'ai
aperçu Jorris faire le bouchon au milieu de la piscine ! Sa frite lui avait échappé ! Et il ne fait pas parti des petits débrouillards qui savent barboter en petits chiens...
J'ai sauté sur la perche que j'avais posé 2 secondes avant pour aider Maïssa au bord de l'eau et j'ai appelé Jorris pour qu'il pense à
attrapper la perche et je l'ai remorqué au bord...
Pas de casse, tout va bien mais quelle frayeur !!!
Je sais nager mais comme un caillou dans l'eau, mon réflexe a donc été de sauter sur la perche...
Le Maïtre Nageur de surveillance était assis de l'autre côté du bassin et il n'a rien vu ...
Il a juste été capable de me dire une fois Jorris repêché, "Fais lui refaire l'exercice tout de suite !" , c'est bien gentil mais pas si évident que ça ni pour lui, ni pour moi....
Enfin la sonnerie a retenti, la séance était finie !

Mais, chaque jour, à chaque instant, nous ne sommes pas à l'abri d'un accident...
Nous sommes ReSpOnSaBleS des 20 à 30 têtes blondes de notre classe, mais aussi de celles des autres classes de l'école à certains moments... Et le moindre petit pipi pendant la classe peut se transformer en cauchemar...
Heureusement, on y pense pas ou pas tout le temps !
Car alors, notre métier deviendrai invivable....
Voici un texte qui tourne sur plusieurs blogs en ce moment, je l'ai lu hier et j'avoue qu'il a le mérite de dire des vérités...
Aux instits qui vont s'y reconnaître et aux autres qui ne savent pas tout...
Bonne Lecture !
aurent TARILLON, enseignant de sciences économiques et sociales à Grenoble
propose un argumentaire concernant salaires, temps de travail, vacances des enseignants.
IL FAUT REVOIR LE TEMPS DE TRAVAIL DES ENSEIGNANTS !
LE DECRET DE 1950 EST VRAIMENT TROP VIEUX !
Actuellement, le temps de travail d’un enseignant de collège ou de lycée est de 18 heures par semaine. C’est, pour les professeurs certifiés, le seul élément fixe et clair relatif au temps de
travail qui leur est demandé. Il a été fixé par un décret datant de 1950. Rendez-vous compte !
Ce qui détermine ce qu’un enseignant doit à la nation date de 56 ans. Il est vraiment temps de se pencher sur un problème aussi lourd de conséquences.
18 heures par semaines ! Quel salarié ne voudrait pas travailler aussi peu pour d’aussi bons salaires ? Comment le législateur a-t-il pu créer en 1950 un statut aussi
avantageux ?
Il faut peut-être y regarder de plus près. En fait, ce temps a été conçu en prévoyant qu’un enseignant travaille 1,5 heures chez lui pour une heure devant élève afin de préparer ses cours,
évaluer les élèves et actualiser ses connaissances dans sa discipline. Cela fait 18 fois 2,5 heures (1 devant les élèves et 1,5 à la maison), soit 45 heures
hebdomadaires.
En effet, le temps de travail légal de l’époque s’il était légalement de 40 heures par semaine, était en réalité d’environ 42 h par semaine, sur 50 semaines.
Mais que s’est-il passé depuis pour les enseignants ? Rien ! Alors que pour les autres salariés, il y a eu la troisième semaine de
congés payés en 1956, puis une quatrième en 1969. Les 40 heures réelles ont été atteintes au début des années 70 (alors qu’elles étaient un droit depuis 1936). Mais ça n’est pas fini : il y
a eu les 39 heures et la cinquième semaine de congés payés en 1982, puis les 35 heures en 2000. En somme le temps de travail hebdomadaire pour les salariés a baissé de 25 %. Mais les enseignants
doivent toujours le même service.
C’est au moins un enseignant qui écrit cela vous dîtes-vous, en lecteur éclairé ! Certes je l’avoue, je fais partie de ces privilégiés... car comment peut-on parler de
temps de travail sans parler des vacances ?
Eh bien justement, le législateur a tout prévu et cela de deux façons :
D’abord : 45 heures dues quand les autres devaient 42, ça c’est pour les
petites vacances (Toussaint, Noël...). Car les vacances, c’est pour que les élèves se reposent. Donc notre temps de travail était annualisé.
Mais, et les deux mois d’été alors ?
Là, c’est un tout petit peu plus compliqué. Certains enseignants ne le savent même pas, d’ailleurs. Cela se situe au niveau de la grille des salaires. Notre grille a été,
elle aussi, fixée en 1950, au même niveau que les autres cadres de la fonction publique recrutés par concours au niveau bac + 3. Mais à cette grille, il nous a été retiré deux mois de salaire,
puis le résultat a été divisé par 12.(Par exemple, si un inspecteur des impôts est payé 2000 € par mois il recevra 12x2000=24 000€ par an, alors que pour la même qualification, un
enseignant recevra 10x2000=20000€ par an ; Cette somme, ensuite divisée par 12, donne 1667 € par mois).
Eh oui, chers lecteurs, les enseignants ne sont pas payés pendant les grandes vacances...
Oui bon d’accord, peut-être que nous ne sommes pas si privilégiés que cela concernant le temps de travail. Mais côté salaire, quand même, nous ne sommes pas à plaindre !
Eh bien soit, comparons :
Nous sommes nettement en dessous de la moyenne des cadres du privé comme du public (qu’on nous prouve le contraire). Mais, à mes yeux, l’exemple le plus frappant de la
dégradation de la valeur que la nation accorde à ceux qui éduquent ses enfants est le suivant. Le salaire de départ d’un enseignant en 1970 était 2 fois supérieur au SMIC.Aujourd’hui, il n’est
plus que 1,2 fois plus élevé.
Autrement dit, si, comme le PS l’a écrit dans son projet, le SMIC augmente de 25 % au cours des cinq ans à venir (et l’UMP l’a augmenté au même rythme annuel dès cette année), un enseignant débutant gagnera moins que le SMIC.
Faudra-t-il en arriver là pour que la société se rende compte de la dégradation de notre situation ?
Alors oui le décret de 1950 est vieux ! Il est vraiment temps de le toiletter comme le disent nos gouvernants ! Mais pas forcément dans le sens qu’on imagine...
Est-ce en faisant en sorte que devions travailler plus pour gagner autant et perdre régulièrement du pouvoir d’achat, comme veut le faire M. de
Robien ? »
Laurent TARILLON, enseignant de sciences économiques et sociales à Grenoble.
PS : Ce texte est libre de droits. Vous pouvez le faire circuler autant que vous le voulez.
Pour compléter ces réflexions, on lira sur le site "Réseau Eppée" la brève "Temps de travail" reprenant un
extrait du Guide du jeune professeur.
On notera que ce texte concerne d’abord les enseignants du second degré et en particulier les professeurs certifiés devant 18h devant élèves. Qu’en est-il des instituteurs et
des professeurs des écoles qui, eux, ont un temps de travail de 27 heures dont une heure de concertation ?
Si on applique le même calcul, et il n’y a pas de raison de ne pas le faire on obtient 26 h + 1,5 x 26 h soit 65 heures de travail ... Mais peut-on considérer
vraiment que pour une heure d’enseignement que ce soit à l’école, au collège ou au lycée, il soit nécessaire de travailler 1 h 30 pour préparer, corriger, évaluer et faire des
recherches ?
Le texte de Laurent Tarillon a le mérite de remettre au clair l’annualisation d’un salaire sur 10 mois.
Qu’en pensez-vous ?
Comme tous les instits et professeur des écoles le savent, le propre de notre métier est d'être PoLyVaLenT...
Et oui, nous ne sommes pas comme les intervenants ou les profs de collège et de lycée, on se doit de savoir enseigner le français, les
mathématiques, l'histoire, la géographie, les sciences, la musique,
les arts visuels, l'anglais, la citoyenneté, l'E.P.S., les T.I.C. (Technologie de l'Information et de la Communication) et ce n'est pas tout...
Jack a su très bien croquer cette polyvalence (entre autres)...
N'hésitez pas à aller visiter son blog !
http://dangerecole.blogspot.com/

Commentaires